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Nous voulions
que vous ne renonciez jamais
aux jolies chaussures.

Dernière nouvelle

🦋 Nous préparons notre campagne de financement participatif.

DesignCe que les kutsukazari rendent possible

Bonjour, et merci de votre visite. Nous sommes Kutsukazari Inc. Les kutsukazari sont nés d'une idée simple — ajouter de l'ornement à des chaussures qui existent déjà —, mais leur structure et leur forme n'ont rien de commun avec les clips et accessoires pour chaussures qui les ont précédés. Tout en déposant nos marques et nos dessins auprès de l'Office japonais des brevets, nous avons mis au point une attache qui se pose et se retire librement, sans altérer le chaussant. Permettez-nous de commencer par ce qui distingue les kutsukazari, et par ce à quoi ils servent.

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Ce qui distingue les kutsukazari

Nous expliquons ici en quoi nos kutsukazari diffèrent des clips et accessoires pour chaussures qui existaient auparavant. La plus grande différence tient à la structure : plutôt que de pincer la chaussure, nous soutenons l'ornement depuis l'intérieur, sur toute une surface. Il n'est pas retenu au point où mord une pince, mais sur une face de métal tendre, docile comme l'argile. Et de cette seule différence découle tout ce qui suit.

1 : Cela ne fait pas mal

Voilà ce qui compte le plus. Vous pouvez orner librement les chaussures confortables que vous aimez déjà. L'attache n'appuie pas sur le pied, et il n'y a ni douleur ni gêne à endurer. C'est précisément ce que nous voulions obtenir.

2 : Cela ne marque pas vos chaussures

Aucun métal ne pince le cuir, le tissu ou la résine de vos chaussures. L'attache se glisse dans l'espace entre la chaussure et le pied : ni rayures, ni enfoncements. Retirez-la, et rien ne trahira qu'un ornement s'y trouvait. Voilà ce qu'est un kutsukazari.

3 : Cela ne penche pas

Les clips existants fixent la position, de sorte que toute la force porte sur un unique point de contact. C'est pourquoi l'angle a tendance à bouger à la marche. L'attache kutsukazari est soutenue sur une surface : nulle crainte que l'ornement finisse par regarder de travers. Vraiment.

4 : Cela ne se détache pas

Le mérite en revient moins à notre attache qu'à ce qui la maintient : le mechanical fastener de 3M. Malgré ses 0,7 mm d'épaisseur, il résiste à une traction d'environ quatre kilogrammes. Courez, dansez ; ils ne tomberont pas. Enfin — nous n'avons pas encore dansé.

5 : Vous choisissez la place

Le kutsukazari tenant fermement dans l'espace entre la chaussure et le pied, c'est vous qui décidez où se pose l'ornement, et sous quel angle. Vous pouvez le relever un peu, ou le coucher un peu. Pouvoir le placer exactement là où il vous met le mieux en valeur est, croyons-nous, une satisfaction discrète.

6 : Aucune ferrure visible

Nous finissons nos attaches dans une teinte proche de celle de vos chaussures. (Noir pour commencer ; viendront ensuite le blanc, le gris et le bleu.) Ainsi, rien de voyant — ni fermoir, ni métal — n'entre dans le champ de vision. L'ornement devrait sembler avoir toujours appartenu à cette chaussure. Vos amies s'en étonneront peut-être.

7 : Cela épouse votre chaussure

Avant tout, cela ne doit pas peser sur le pied. L'attache est faite d'une matière ayant la souplesse du caoutchouc ou de l'argile — ce que l'on appelle la plasticité. Au lieu d'imposer une ferrure rigide, elle se conforme à votre chaussure et à votre pied. Il se pourrait bien que vous oubliiez la porter.

8 : Cela se retire aussitôt

Nul besoin de force pour l'ouvrir, et vos ongles sont épargnés. (Retirer un kutsukazari tient moins du déclipsage que du décollement.) Surprise par la pluie, ou simplement envie d'un autre ornement : cela vient sans effort.

Comment profiter des kutsukazari

Nous avons réfléchi à tout ce que les kutsukazari rendent possible. La pointure n'entrant jamais en jeu, ils peuvent aussi s'offrir ; nous espérons que vous y songerez.

À offrir

Pour un anniversaire, une majorité, soixante ans : qu'en diriez-vous ? Vous n'avez pas besoin de connaître la pointure, et nous le réaliserons dans la couleur qu'elle préfère.

Vos couleurs

À une époque où chacun peut devenir idole ou héros, les couleurs portent plus de sens qu'autrefois. Nous espérons que vous prendrez plaisir à porter les couleurs de qui, ou de ce qui, vous est cher.

À partager

Les kutsukazari se partagent avec vos proches, un peu comme on prête un vêtement ou un accessoire favori. S'ils donnent à vos amies ou à votre famille matière à conversation, nous en serons heureux.

Libre assemblage

À la différence des chaussures dont l'ornement est fixé d'avance, les kutsukazari se déplacent où bon vous semble. Choisissez-en plusieurs et les combinaisons se comptent par dizaines.

Pour le soir

Partez au bureau avec vos kutsukazari dans votre sac. La journée finie, posez-les. Un rendez-vous, une promenade dans l'air du soir : faites bonne route, et amusez-vous bien.

Second souffle

Avez-vous des chaussures sobres qui dorment dans l'entrée, achetées pour une occasion — une rentrée, une remise de diplôme ? Les kutsukazari pourront peut-être leur servir.

ProductsNotre collection

Les possibilités des kutsukazari sont véritablement vastes. Au-delà des compositions en ruban et en tissu, ils se marient aux fleurs artificielles, aux perles, aux pierres précieuses et à l'argent. Voici ce que nous avons prototypé jusqu'ici.

RibbonKutsukazari en rubanCrystalKutsukazari en cristalMizuhikiKutsukazari en cordon mizuhikiLaceKutsukazari en dentelleRingOrnements pour le doigtEarringsOrnements pour l'oreille

Q&ALes questions qu'on nous pose

Voici nos réponses aux questions qui nous ont été posées jusqu'ici. Vers la fin, vous trouverez deux listes : des marques qui font des chaussures douces aux pieds et des marques qui font de jolies chaussures. Nous espérons qu'elles vous seront utiles.

  • Les photographies des kutsukazari sont-elles beaucoup retouchées ?

    La retouche compte peut-être parmi les usages de notre époque, mais chez Kutsukazari Inc. nous répugnons à présenter la valeur et l'attrait d'un produit comme plus grands qu'ils ne sont. Les photographies de nos pages produit sont donc prises avec un téléphone ordinaire et employées telles quelles, sans aucune modification.

  • Où puis-je acheter des kutsukazari ?

    Nous mettons actuellement en place les moyens de produire les kutsukazari à plus grande échelle. Nous aimerions à terme les vendre en ligne, mais nous espérons d'abord les faire connaître par le financement participatif et d'autres démarches. Nous vous demandons encore un peu de patience.

  • Pourquoi lancer une campagne de financement participatif ?

    Nous menons une campagne de financement participatif pour les kutsukazari moins pour réunir des fonds ou élargir notre distribution que pour faire savoir qu'il existe déjà des chaussures douces aux pieds, et qu'on peut les orner et en jouir. C'est moins une question d'argent qu'un moyen de répandre une culture nouvelle, qui n'a jamais figuré parmi les possibilités qui s'offrent à nous pour nous vêtir. Voyez-y l'une des choses que nous faisons pour atteindre toutes celles qui avaient renoncé aux jolies chaussures.

  • Les kutsukazari ne se détachent-ils vraiment pas ?

    Presque tout le monde a perdu un jour une boucle d'oreille ou une bague préférée. En réalisant les kutsukazari, les deux choses qui nous ont le plus tenu à cœur étaient le confort et la tenue. Entre l'attache qui épouse la chaussure et la bande qui la renforce, rien ne s'est détaché lors de nos essais jusqu'ici.

  • Ne ferez-vous pas de kutsukazari pour baskets ?

    Merci de poser la question. Comme vous l'imaginez, les possibilités des kutsukazari sont vastes et nous croyons qu'il existe bien des façons de les appliquer. Ils peuvent aussi se poser sur des baskets, mais permettez-nous d'avancer d'abord sur les escarpins et les talons. Nous vous remercions de votre compréhension.

  • Existe-t-il des kutsukazari pour enfants ?

    Oui. Nous préparerons en temps voulu des kutsukazari que les petits pourront porter aussi. Dès que nous aurons un prototype, nous l'annoncerons sur notre Instagram officiel et ailleurs.

  • J'aimerais obtenir une licence pour les kutsukazari...

    Vous nous faites honneur. Si nous pouvons nous permettre, l'attache kutsukazari déposée auprès de l'Office japonais des brevets est réservée à notre seul usage. Toute personne, particulier ou entreprise, qui souhaiterait développer ou vendre des kutsukazari peut nous contacter par ce site.

    Contacter Kutsukazari Inc.
  • Rien n'empêche que j'en fasse pour moi, n'est-ce pas ?

    En fabriquer pour votre propre plaisir est parfaitement licite. Nous vous demandons en revanche de vous abstenir d'en vendre sur les plateformes de petites annonces, de toute cession lucrative même entre amies, et de publier des patrons sur les réseaux sociaux à des fins commerciales. Tout cela relève de l'usage commercial et porterait atteinte à nos droits sur nos dessins et modèles. Nous espérons que vous prendrez plaisir à en faire discrètement, et que vous les garderez pour vous.

  • Où acheter des chaussures confortables ?

    Les kutsukazari que nous préparons s'adaptent à presque toutes les chaussures du monde : talons, escarpins et autres. Cela dit, les chaussures courantes se font dans les tailles et les formes les plus demandées, ce qui les rend malcommodes pour qui a des pieds d'une largeur peu ordinaire. À titre de repère, voici les fabricants que nous connaissons. Success Walk, de Wacoal, est particulièrement réussi, avec six largeurs au choix.

    サクセスウォーク … [公式サイト] / [Instagram]

    アシックスウォーキング … [公式サイト] / [Instagram]

    gauge(ゲージ) … [公式サイト] / [Instagram]

    リゲッタ … [公式サイト] / [Instagram]

    Belle & Sofa … [公式サイト] / [Instagram]

    Il existe aussi des boutiques en ligne spécialisées dans les grandes tailles. Nous vous invitons à y jeter un œil.

    マシュガール … [公式サイト] / [Instagram]

    リズラフィーネ … [公式サイト] / [Instagram]

    Rakuten et Yahoo! Shopping abritent également plusieurs boutiques spécialisées dans les chaussants larges et étroits. Nous les présenterons une autre fois. (Si vous avez une recommandation, nous serions ravis de la connaître.)

    Ces marques s'adressent principalement au marché japonais et n'expédient pas nécessairement à l'étranger. Nous vous invitons à consulter les conditions de livraison de chacune.

  • Où trouver de jolies chaussures ?

    Ce qui nous a donné l'idée des kutsukazari, et l'envie de les proposer, ce sont les nombreuses jolies chaussures qui existent déjà. Elles sont fabriquées avec autant de soin qu'elles sont dessinées, et si elles conviennent à vos pieds, nous espérons que vous les essaierez. (Nous compléterons cette liste au fil du temps.)

    MAYLA(マイラ) … [公式サイト] / [Instagram]

    ha | za | ma(ハザマ) …  [公式サイト] / [Instagram]

    D'autres marques font également de jolies chaussures. En voici quelques-unes à titre de repère.

    あしながおじさん … [公式サイト] / [Instagram]

    BABY THE STARS SHINE BRIGHT … [公式サイト] / [Instagram]

    Ces marques s'adressent principalement au marché japonais et n'expédient pas nécessairement à l'étranger. Nous vous invitons à consulter les conditions de livraison de chacune.

Ces chaussures
fleurissent une fois
le soleil couché.

Nous glissons l'ornement entre la chaussure et le pied.

Fixer un kutsukazari n'exige aucun trou dans votre chaussure. Cela n'emploie pas non plus de pince, qui laisserait une marque. Toute méthode consistant à poser quelque chose sur une chaussure et à l'y arrimer suppose inévitablement de modifier la chaussure elle-même.

Nous avons donc pensé, au contraire, à glisser l'ornement entre la chaussure et le pied. Pour le dire simplement, la forme est celle d'un tout petit chausse-pied : vu de côté, quelque chose comme un J ou un U. L'attache est formée dans une résine extrêmement fine, ou dans un métal tel que l'étain.

Vous imaginez sans peine comment un ornement se fixe à la partie qui reste hors de la chaussure. Pour la partie intérieure, celle qui se glisse entre le pied et la chaussure, nous employons un produit inventé par 3M et appelé mechanical fastener. (« Mechanical Fastener » est une marque commerciale ou une marque déposée de 3M Company.) Il fonctionne à la manière d'une bande auto-agrippante, et c'est une invention remarquable : une fois assemblé, il ne mesure que 0,7 mm d'épaisseur.

Malgré cette finesse, un mechanical fastener présente une résistance à la traction d'environ 40 newtons par centimètre carré. Il ne bougera pas sous une traction de quatre kilogrammes. Sur un centimètre de large et trois de long, cela fait douze kilogrammes. Une attache kutsukazari ne bronchera pas devant le geste qui consiste à ôter une chaussure, et ne se détachera pas, quoi que vous couriez ou dansiez.

Une précaution : lorsque les kutsukazari ne sont pas portés et que le mechanical fastener reste exposé, le frottement contre certaines matières — bas ou chaussettes d'un tissage rigide et particulier, ou peau nue — peut en réduire les performances avec le temps. Pour ce cas, nous fournissons en pièces de rechange la face à crochets comme la face à boucles du mechanical fastener. Vous pouvez naturellement aussi vous les procurer vous-même.

Quant au confort, qui est ce qui compte le plus, il varie selon la forme et la matière de la chaussure ; mais pour peu que l'association soit bonne, nous doutons que vous sentiez grand-chose. Voyez cela comme l'ajout d'une semelle intérieure : perceptible au début, vite oublié à l'usage.

Nous avons étudié les dimensions et affiné la forme pour qu'il en soit ainsi. Si vous constatez que cela ne vous convient pas, n'y renoncez pas : dites-le-nous. Nous acceptons les retours et les échanges, comme nous l'expliquons plus bas en détail. Et nous nous mettrons à l'améliorer, à l'affiner, ou à prototyper un tout autre modèle.

Plus bas, nous avons consigné nos réflexions sur les kutsukazari : sur la qualité des matériaux et sur le niveau du travail fini.

LettersInscrivez-vous à notre lettre

Nous rendons compte des avancées de Kutsukazari Inc. par une lettre d'information de parution irrégulière. Nos perspectives de financement participatif, nos propositions de nouveaux dessins, nos collaborations avec d'autres entreprises : nous vous dirons tout ce que nous pourrons.

Une fois ce bouton pressé, votre inscription sera complète lorsque s'affichera « Formulaire envoyé avec succès ».


CompanyQui nous sommes

Kutsukazari Inc. conçoit, développe et fabrique des ornements amovibles pour chaussures à Nagoya, dans la préfecture d'Aichi, au Japon. Nos dessins et modèles ont été déposés auprès de l'Office japonais des brevets en 2025, et la société a été constituée en 2026.

美しい白のハイヒールの画像です。

[Dessin et modèle n° 1796295] … Une forme d'attache qui tient fermement sans abîmer la chaussure. Ce dessin est le nôtre seul, ainsi que l'a reconnu l'Office japonais des brevets.

[Dessin et modèle n° 1807339] … Nous détenons un second dessin déposé en plus du précédent. Celui-ci restera non publié pour le moment.

[Demande internationale en cours — référence OMPI n° 970365911] … Nous poursuivons l'enregistrement dans d'autres pays afin que les kutsukazari puissent atteindre le monde entier.

[Marque n° 7034695] … Les événements liés aux kutsukazari, et tout ce qui donne de la couleur à ce que l'on porte aux pieds, nous espérons les proposer sous la marque kutsukazari.

[Marque n° 7058963] … Nous avons déposé le nom et le logo qui nous distinguent, afin que vous puissiez toujours trouver les kutsukazari.

1-15-18 Nagono,
Nishi-ku, Nagoya,
Aichi 451-0042,
Japon

HistoryLe chemin parcouru

Voici, en résumé, le chemin que nous avons parcouru : de la première idée des kutsukazari à nos dépôts auprès de l'Office japonais des brevets, jusqu'à la constitution de la société.

Mai 2024 … Nous nous sommes mis à travailler à des chaussures pour celles et ceux que nous servons.
Août 2024 … Nous avons déposé les dessins kutsukazari auprès de l'Office japonais des brevets.
Avril 2025 … L'un des deux dessins a été accordé ; l'autre a été refusé.
Mai 2025 … Nous avons déposé un mémoire en réponse concernant le dessin refusé.
Août 2025 … Le second dessin a lui aussi été accordé.
Août 2025 … Nous avons ouvert un site Kutsukazari Inc., visible des seules personnes concernées.
Septembre 2025 … Nous avons déposé plusieurs marques liées à Kutsukazari Inc.
Octobre 2025 … Nous avons ouvert l'inscription gratuite et reçu 3 000 inscriptions en vingt jours.
Novembre 2025 … Nous avons publié notre idée sur la plateforme de financement participatif CAMPFIRE.
Mars 2026 … Le site de Kutsukazari Inc. s'est ouvert au public.
Mars 2026 … Kutsukazari Inc. a été officiellement constituée.
Juin 2026 … Nous avons établi le procédé de production en série de l'attache.
Juin 2026 … Nous avons commencé à travailler aux versions anglaise, française, italienne, chinoise et coréenne de ce site.

Story
Comment les kutsukazari sont nés

Bonjour, et merci de votre visite. Nous sommes Kutsukazari Inc. et, comme notre nom l'indique, notre métier consiste à fabriquer des ornements pour chaussures. L'idée a pris forme en 2024, et en 2025 nous nous sommes mis à l'œuvre. Nous aimerions vous raconter comment cela est arrivé, et ce que nous espérons apporter au monde. Ce sera un peu long, mais nous vous serions reconnaissants de nous accompagner.

Kutsukazari Inc. est née d'une organisation appelée le Comité du Manoir des Majordomes. En termes de société, il s'agit de Kyuju Inc., l'entreprise à l'origine du Manoir des Majordomes, qui a ouvert ses portes il y a treize ans. Quelque 42 000 personnes sont aujourd'hui à notre charge, à travers deux activités : la Résidence principale de Nagoya, qui est notre activité de restauration, et À vos ordres, qui est notre activité de vente par correspondance.

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Le Comité du Manoir des Majordomes est un ensemble de gens de maison et d'artisans qui existent pour celles et ceux que nous servons. Nous ne révélons jamais nos vrais noms ni nos vrais visages ; nous nous consacrons simplement au service. Il existe au Japon quantité de lieux où l'on vous accueille sur le seuil comme si vous rentriez chez vous, mais on nous dit qu'aucune autre maison n'a dépensé de l'ordre de cent millions de yens pour acheter un manoir et le rénover sans autre motif que de rendre cet accueil véritable.

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Notre position dans le secteur, en revanche, nous intéresse fort peu. Ce qui nous importe, c'est de réjouir celles et ceux que nous servons et, si nous y parvenons, de les prendre au dépourvu. Nous peignons la maison et entretenons le jardin, naturellement ; nous nous appliquons aussi à créer de nouvelles pâtisseries et de nouveaux plats. Par le passé, nous avons lancé des feux d'artifice dans le ciel, et nous avons préparé des sacs de secours pour le jour où surviendra une catastrophe.

À partir d'ici, nous aimerions vous raconter comment nous en sommes venus à fabriquer des kutsukazari, des ornements pour chaussures. (Il vous faudra environ cinq minutes pour tout lire.)

Souffrir pour être
heureuse : nous croyons
que c'est faux.

Nous avons cherché partout des chaussures à la fois confortables et jolies.

Pardonnez-nous un si long préambule. Depuis quelque temps déjà, l'ensemble de notre personnel souhaitait préparer de belles chaussures pour celles et ceux que nous servons. Au fil des commandes de pâtisseries et de plats, de fleurs et de cosmétiques, de bijoux et d'accessoires, nous entendions sans cesse la même chose : « Je ne trouve pas de chaussures à mon pied, et quand j'en trouve, elles ne sont guère jolies. »

Faciles à enfiler, faciles à porter, douces aux pieds toute la journée, et jolies. Des chaussures qui réjouissent le cœur et allègent le pas. Si nous pouvions proposer de telles chaussures, elles feraient certainement plaisir.

Il faut souffrir pour être belle, dit-on. La résolution de se parer malgré la chaleur, malgré le poids, malgré la douleur, nous la trouvons noble et belle. Mais ces mots n'appartiennent qu'à celle qui choisit de souffrir, et à personne d'autre. Il ne nous revient pas de les adresser à celles et ceux que nous servons.

Nous ne croyons pas qu'il faille souffrir pour être heureuse.

Nous avons donc commencé par écrire à des entreprises qui fabriquent de jolies chaussures : jusqu'à Tokyo à l'est, jusqu'à Fukuoka à l'ouest et, en suivant les relations dont nous disposions, au-delà des mers, en Chine et au Vietnam. « Nous feriez-vous des chaussures confortables et jolies ? » demandions-nous. Personne n'a dit oui.

Le problème, nous l'imaginons, tenait aux quantités. Les chaussures se fabriquent en présupposant la production en série, et si l'on ne peut écouler un lot entier, la commande n'existe pas. Nous nous en doutions à demi. Ce fut le premier mur que nous avons rencontré.

Le prix est juste.
Bon marché,
il ne l'est pas.

Nous en avons fabriqué une paire et découvert leur coût réel.

Peut-être, alors, le sur-mesure était-il la seule voie. Nous avons décidé de fabriquer les chaussures nous-mêmes. L'un de nous est entré en apprentissage dans un atelier de chaussures, s'y rendant une ou deux fois par semaine ; au bout de quatre mois environ auprès de son maître, il est enfin parvenu à une paire ajustée à de vrais pieds. En faisant les comptes, une seule paire faite à la mesure d'une personne revenait à quelque 100 000 yens.

Cette expérience nous a montré à quel point les chaussures de ce monde sont bien faites, et à quel point elles sont bon marché.

Cent mille yens pour une paire faite main, c'est un prix juste. Bon marché, il ne l'est pas. Pour les vêtements, le petit, le moyen et le grand suffisent généralement ; pour les vêtements d'enfant, des tailles tous les dix centimètres font l'affaire. Les chaussures, vous le savez, se déclinent au centimètre et même au millimètre, et pourtant il reste des personnes qui ne trouvent pas de paire à leur pied.

Celles et ceux qui n'ont jamais eu d'ennuis avec leurs chaussures ne s'en aperçoivent guère avant qu'on ne le leur signale : les pieds diffèrent non seulement par la longueur, mais aussi par la largeur et, plus encore, par la forme même.

Ce n'est là qu'une impression, mais il se peut que les chaussures pour femmes soient taillées un peu plus étroites que le pied moyen. Nous n'avons mené aucune étude formelle ; nous savons seulement que plus de la moitié des femmes avec qui nous avons parlé pendant la mise au point des kutsukazari décrivaient leurs pieds comme « un peu plus larges que la normale ». Et aucun fabricant ne peut vivre en vendant des chaussures confortables si la silhouette et la ligne, c'est-à-dire leur beauté, leur grâce, ne sont pas là pour qu'on ait envie de les prendre en main.

Et pourtant, une chaussure qu'on ne peut porter signifie encore moins.

Autrement dit, les chaussures de série sont conçues pour aller, et pour être vendues, au plus grand nombre possible ; de sorte que celle qui se trouve par hasard dans la majorité, et un peu du côté étroit, dispose simplement de plus de choix. Les fabricants se donnent un mal considérable et réalisent de très beaux produits. Chaque largeur supplémentaire suppose une forme de plus, ce moule de bois autour duquel se construit une chaussure, des dizaines de variantes de pièces, une gestion de production plus complexe et un risque de stock accru. Ce ne doit pas être facile.

Même la paire la moins chère repose sur cet équilibre délicat. Plus nous comprenions combien il est difficile de faire des chaussures et de les mettre entre les mains de quelqu'un, plus grandissait notre respect pour celles et ceux qui le faisaient déjà.

Et si nous ornions
les chaussures qui
vont déjà bien ?

Nous avons choisi d'orner de bonnes chaussures plutôt que d'en fabriquer.

Produire en série de jolies chaussures dépassait nos moyens, et le sur-mesure ne se révélait pas plus aisé. Au moment même où notre enthousiasme pour toute l'entreprise commençait à retomber, nous sommes tombés sur les chaussures d'un certain fabricant : une société que vous connaissez sans doute, de celles qui connaissent le corps humain en profondeur. Elle réalisait des chaussures agréables à la marche et douces aux pieds, dans une large gamme de tailles non seulement en longueur, mais aussi en largeur. Ce n'est pas rien.

Et lorsque nous en avons commandé une paire et l'avons eue entre les mains, la qualité du travail nous a fait soupirer.

L'ingénierie, bien sûr, mais aussi leur allure et, surtout, la facilité avec laquelle on les porte. Nous doutons qu'il existe ailleurs un meilleur rapport qualité-prix. Cela dit, la série semble privilégier la praticité et se compose surtout d'escarpins et de talons noirs et sobres. Proposer des largeurs en plus des longueurs, les distribuer et les tenir en stock exige de grands moyens et de grandes compétences. Nous comprenons le désir d'ajouter de l'ornement et de la couleur à de telles chaussures, mais ce désir est un luxe. (Nous présentons ce fabricant plus loin, dans les questions fréquentes.)

Que des chaussures existent, que davantage de personnes puissent porter avec confort, est déjà un motif de gratitude.

C'est alors que nous nous sommes rappelé une leçon : il ne faut jamais confondre le moyen et la fin. Notre but était que l'on porte de jolies chaussures ; fabriquer des chaussures n'a jamais été le but, seulement le moyen. Ce qui compte, c'est que celles et ceux que nous servons, et tous les autres, vivent pleinement et heureusement. Si un autre chemin y mène, prenons-le. Et si l'on pouvait ajouter des ornements, après coup, aux chaussures que réalisent déjà si bien les entreprises et les artisans ?

Ce fut le commencement des kutsukazari.

Que chaque paire réponde de son propre confort, pensions-nous, et que chacune choisisse les chaussures qui conviennent à ses propres pieds, si différents d'une personne à l'autre. Notre part serait de fabriquer les ornements : en toute sécurité, avec efficacité, avec beauté. Cela non plus ne s'est pas révélé simple. Les chaussures sont toujours en contact avec le corps, de sorte qu'un ornement ne doit pas se faire sentir, et en perdre un est hors de question. Et il doit convenir à une grande variété de chaussures.

Les difficultés s'accumulaient.

Jamais nous ne
laisserons de marque
sur vos chaussures.

Nous avons conçu une attache qui ne laisse aucune marque sur la chaussure.

Ayant fabriqué des chaussures nous-mêmes, nous en comprenions la structure et savions où portent les forces. L'ornement revient surtout au cou-de-pied et au contrefort du talon. Ce que nous y placerons — un ruban, une fleur — ne doit pas tomber pendant la marche. Notre premier essai fut une plaque de métal travaillée, d'une forme rappelant celle d'une pince à billets. Nous avons d'ailleurs commandé des pinces à billets sur Amazon pour les essayer.

Nous avons également essayé des pinces à cravate. Ni les unes ni les autres n'épousaient la courbe naturelle que présente le talon de la plupart des chaussures ; elles se soulevaient à l'intérieur, et l'on ne cessait de les sentir. Pire encore, elles laissaient des rayures et des enfoncements sur les surfaces en cuir et en cuir synthétique.

Si joli que soit le résultat, abîmer la chaussure ruine tout le propos.

Ne pas abîmer la chaussure. Modifier le chaussant le moins possible. Ne jamais se détacher. Ne pas casser. Et par-dessus le marché être léger, facile à travailler et peu coûteux. Nous sommes arrivés à un crochet en forme de J ou de U : une attache formée dans une résine. La glisser simplement en place nous paraissait trop précaire à soi seul ; nous l'avons donc renforcée d'une bande auto-agrippante extrêmement fine, de 0,7 mm d'épaisseur, brevetée par un certain fabricant.

Fixez une fleur, un ruban, des perles ou tout autre matériau, toute autre pièce faite main sur cette attache, et vous pourrez ajouter de l'ornement au cou-de-pied comme au talon. Et comme elle est faite non de métal, mais d'une résine souple ou d'un caoutchouc un peu plus ferme, elle s'adapte à quantité de chaussures, de bottes et de sandales.

Elle n'a pratiquement aucun effet sur le chaussant, ce problème même que nous voulions résoudre.

Voilà comment nous sommes parvenus aux kutsukazari. À partir de là, cependant, nous sommes restés près d'un an sans bouger.

Bon marché
et mal fait
ne suffit pas.

Nous avons déposé nos dessins avant de mettre quoi que ce soit en vente.

Nous avons éprouvé l'idée de réaliser des ornements de chaussures au moyen d'une attache, en construisant plusieurs prototypes en chemin. Nous ne nous sommes pourtant pas hâtés d'annoncer ni de vendre. La raison en est qu'une attache faite de résine ou de métal est assez simple pour que n'importe qui puisse la copier. Une imprimante 3D y suffirait ; une personne un peu adroite la reproduirait avec des matériaux de n'importe quelle quincaillerie.

Nous souhaitons que davantage de gens soient heureux et vivent pleinement. Mais si l'idée qui sous-tend les kutsukazari venait à être imitée, comment le marché réagirait-il ? Peut-être poussions-nous la prévoyance trop loin ; nous ne parvenions pourtant pas à écarter la crainte de voir des imitations mal faites produites en série à bas prix et envahir les rayons.

Nous voulons que le plus grand nombre possible découvre les kutsukazari ici, au Japon, où n'existe encore aucune culture de l'ornement de chaussure. La dernière chose que nous souhaitons est que quelqu'un soit déçu par un objet fragile, ou facile à perdre. Nous avons donc consulté un avocat et un conseil en propriété industrielle, et déposé deux dessins et modèles auprès de l'Office japonais des brevets. Ce dépôt, ici, protège la forme et l'apparence d'un objet.

Plus de six mois après le dépôt, l'un des deux a été accordé. L'autre a été refusé au motif qu'il ressemblait à un modèle d'utilité existant, mais, lorsque nous en avons expliqué les différences en détail, cet enregistrement a lui aussi été accordé. Pour l'un des deux, nous avons alors recouru à un dispositif appelé demande de dessin secret, qui maintient le contenu enregistré non publié pendant trois ans.

△ L'un des deux dessins déposés auprès de l'Office japonais des brevets. Ce prototype a été réalisé en résine.

Les deux dessins reconnus par l'Office japonais des brevets portent sur la partie incurvée en « U » du matériau. Autrement dit, Kutsukazari Inc. n'a pas déposé le dessin de l'ornement lui-même, mais la forme de l'attache. Nous avons réussi à faire reconnaître comme un droit la forme même qui naît naturellement de la plasticité, cette propriété qu'ont l'argile ou le caoutchouc de conserver une forme une fois pliés.

Depuis, nous avons déposé les mêmes dessins aux États-Unis, dans les pays de l'Union européenne, au Royaume-Uni, en Chine, en Corée du Sud et au Vietnam. Outre le mot kutsukazari lui-même, nous déposons également des demandes portant sur de nouvelles idées apparues au cours du prototypage. (C'est pour ces démarches que nous avons si longtemps tenu le second dessin caché et différé notre campagne de financement participatif. À celles et ceux qui ont attendu avec tant de patience, nous adressons nos remerciements les plus sincères.)

Nous voici enfin en mesure de fabriquer des kutsukazari pour vous. (Et nous sommes vraiment désolés de nous être étendus si longuement.)

Il a cédé
si facilement,
et si joliment.

Nous avons choisi l'étain et trouvé le moyen de le couper proprement.

Une fois les droits sur le dessin de l'attache assurés, nous nous sommes attelés au prototypage en vue d'une véritable production en série. Nous en avons conclu qu'un matériau au comportement plus proche du caoutchouc ou de l'argile nous conviendrait mieux qu'un plastique, lequel conserve une forme fixe. Et pourtant, une fois posé sur la chaussure, il devait tenir en place et ne pas bouger du tout. Rares sont les matériaux qui réunissent des propriétés aussi idéales, et ceux qui les possèdent sont difficiles à obtenir, ou rares et donc coûteux.

Nous sommes arrivés à l'étain, un métal connu de longue date ici, au Japon. Il partage quelque chose du caractère du plomb : très tendre, mais sans toxicité, de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter d'allergies. (On l'emploie pour la vaisselle et les récipients à saké.) Nous avons laminé ce matériau en feuilles de moins d'un millimètre d'épaisseur et nous nous sommes appliqués aux prototypes d'attache.

Comme on peut s'y attendre, les métaux tendres sont peu courants, et nous n'avions aucune idée de l'outillage capable d'en couper et d'en façonner un. Les exemples d'application d'un tel métal à un article de mode sont pour ainsi dire inexistants ; nous avancions donc, littéralement, à tâtons. Les lames et les outils conçus pour le métal, il se trouve, sont trop puissants : la feuille que nous découpions ressortait déformée.

Nous avons ici tenté de nouveau quelque chose d'audacieux. Si le métal est tendre, nous sommes-nous dit, peut-être que *** ferait tout aussi bien l'affaire. À l'essai, le métal s'est coupé avec une netteté qui semblait invraisemblable. Il a cédé si facilement, et nous a laissé une tranche d'une beauté remarquable.

Un pas en avant. Il nous restait à essayer la couleur.

Ne me laisse pas,
avons-nous failli dire,
puis nous nous sommes tus.

Nous avons cherché une peinture qui se plie sans se fissurer.

Les kutsukazari sont des ornements. Même s'ils ont besoin de la plasticité de l'argile pour épouser à la fois la chaussure et le pied, ils ne peuvent pas rester d'apparence métallique. Nous avons donc essayé de finir les attaches en étain par une peinture. Nous avons expérimenté la peinture en poudre, l'acrylique et l'époxy, et toutes ont produit un film plus dur que l'étain qu'il recouvrait, si bien que la pièce ne se pliait plus.

Au lieu de se plier, elle craquait sèchement et se rompait.

Il nous fallait une peinture douée d'un peu d'élasticité, capable de s'étirer et de se rétracter plutôt que de se craqueler ou de se fendre. Ce qui nous est revenu en mémoire, c'est le caoutchouc en aérosol qui a connu une certaine vogue dans le monde de l'automobile il y a peu.

Ce matériau s'est répandu comme solution de rechange au film adhésif. Là où le film est une feuille plane que l'on tend et que l'on applique par pression, le caoutchouc en aérosol se pulvérise sur les courbes de la carrosserie, puis on le laisse sécher.

Pour nos attaches, nous nous sommes procuré tous les caoutchoucs en aérosol disponibles au Japon et nous les avons tous essayés. Tous ont échoué. Ce n'est là qu'une supposition, mais la plupart de ces produits présupposent une application sur de vastes surfaces : ils se déposent donc de façon inégale, et les arêtes presque à angle droit de notre plaque repoussent la peinture. Un film incapable de tenir sa tension superficielle ne fait qu'inviter le frottement à le décoller.

Cela n'allait pas.

Alors que nous nous prenions tous la tête entre les mains, une publicité intéressante est passée dans le fil Instagram de l'un d'entre nous. C'était le produit d'un fabricant de peintures arrivé sur le marché dans les années 2020, dont le film sec s'étire à plus du double de sa longueur : semblable au caoutchouc, autrement dit.

Nous nous l'étions en réalité déjà procuré une fois, et essayé. À l'époque, nous l'avions appliqué au pinceau, et aucun soin n'empêchait les traces ; nous l'avions donc écarté. Nous découvrions à présent que, pulvérisée selon une certaine méthode, cette peinture forme un film d'une régularité et d'une beauté remarquables.

C'était cela. Il n'y avait rien d'autre.

Dès le lendemain, nous découpions des attaches par dizaines, nous les pulvérisions, nous y fixions rubans et cristaux, et nous portions le résultat à titre de prototype. Nous n'avions fait qu'aboutir à ce que nous imaginions depuis le début, et pourtant une émotion silencieuse nous a gagnés.

Cela n'a pas tenu une semaine. Les signalements d'attaches brisées, chose que nous n'avions presque jamais vue, ont commencé à nous parvenir les uns après les autres. Des attaches qui ne s'étaient jamais rompues à l'état brut se rompaient à présent en nombre. Quelle pouvait bien en être la raison ?

Nous jugeons tous
sur l'apparence,
et tous le regrettons.

Nous avons appris que l'apparence change la façon de manier un objet.

Les attaches peintes se rompaient les unes après les autres. Nous nous sommes d'abord demandé si la peinture avait altéré l'étain, mais le film aurait plutôt dû le renforcer. Puis, en disposant les pièces brisées les unes à côté des autres, nous avons remarqué plusieurs points communs.

D'abord, elles étaient peintes en noir mat.

Ensuite, elles s'étaient rompues au moment du retrait.

Enfin, l'angle de ce retrait était plus brutal que tout ce que nous avions prévu.

L'étain, qui ressemble assez à l'aluminium ou à l'acier inoxydable, est étonnamment tendre, et la plupart des gens le manient avec précaution. Mais un étain joliment peint prend l'air du caoutchouc ou du plastique plutôt que du métal. C'est là, croyons-nous, que résidait la cause.

L'apparence influence les gens ; il n'y a rien à y faire. En peignant ces pièces pour les élever au niveau d'un produit fini, nous les avons peut-être fait paraître autre chose que du métal, et avons ainsi appelé une manière de les manier que nous n'avions jamais envisagée.

Nous n'irions bien sûr blâmer personne parmi celles et ceux qui les ont portées.

D'ordinaire, une telle expérience conduit une entreprise à expliquer ses consignes d'usage avec le plus grand soin. Cela nous a paru faux. Un produit qui se casse si l'on ne le traite pas avec délicatesse est un produit insuffisant. C'est un manquement au professionnalisme. Nous avons donc pris une nouvelle décision audacieuse.

Nous avons renoncé à l'étain comme matériau de nos attaches et nous nous sommes mis en quête d'un autre.

Un pas en avant, un pas en arrière : c'est exaspérant, et nous sommes pourtant bien plus loin qu'au départ. Il existe. Nous le trouverons. Nous avons recommencé en croyant d'abord en nous-mêmes.

Nous pourrions choisir
de plus belles matières.
Le faut-il ?

Nous cherchons encore jusqu'où les matières doivent aller.

Pour fabriquer des accessoires ou des chaussures, il est en général préférable d'employer de belles matières. Le naturel est, en règle générale, plus précieux que le fabriqué. Il y a aussi de la valeur dans la manière dont une matière est venue au monde et dans le chemin qu'elle a parcouru jusqu'à nous, ainsi que dans ce qu'elle a signifié à travers l'histoire. De fait, ce qui nous émeut n'est peut-être pas tant la beauté de la matière elle-même que le récit que les hommes ont tissé autour d'elle.

En vous proposant les kutsukazari, nous nous sommes assez tôt heurtés à la question du choix. Si nous devions employer quelque chose comme une pierre précieuse, nous pourrions préparer des pierres naturelles ou, à l'autre extrême, une matière aussi ordinaire que le plastique.

Vous l'aurez deviné, la différence se lit dans le prix.

Nous avons entendu dire un jour que les accessoires se portent près du visage. Les boucles d'oreilles, les colliers, les ornements de cheveux, tous. Les bagues et les bracelets s'en tiennent plus loin, même s'ils peuvent s'en approcher. Il nous a semblé qu'il existe une certaine correspondance entre cette proximité et la qualité de la matière. Quel niveau de qualité, dès lors, les kutsukazari appellent-ils ?

Les ornements du visage ou des mains et les ornements des pieds diffèrent par leur distance au sol et par la facilité avec laquelle ils se salissent. On les entretiendra à des intervalles différents. Si des matières rares et précieuses ont ici leur place est une question à laquelle nous aimerions répondre peu à peu, à mesure que vous porterez les kutsukazari dans les jours à venir. Nous vous serions reconnaissants de vos demandes, de vos questions et de vos impressions.

Il n'est pas
nécessaire de comprendre
ceci tout de suite.

Nous appliquons un revêtement pour protéger la matière.

Kutsukazari Inc. est née du respect pour les jolies chaussures qui existaient déjà en ce monde et pour les bons fabricants qui les font. Souhaitant que celles qui avaient presque renoncé aux jolies chaussures puissent en profiter aussi, nous sommes arrivés à l'idée des kutsukazari et nous nous sommes mis à prototyper. Deux ans environ après cette première idée, nous avons remarqué un changement sur une paire de chaussures que nous gardions exposée dans la maison.

Ces chaussures n'avaient jamais été portées dehors ; elles étaient simplement posées, sans plus, dans une pièce. Et pourtant, quelque chose comme des craquelures était apparu à la surface. L'un de nous, qui avait autrefois étudié la fabrication de chaussures et l'entretien des articles en cuir, y a aussitôt reconnu une hydrolyse, propre au cuir synthétique, une matière obtenue en enduisant un support textile de résine synthétique afin de reproduire la texture et l'aspect du cuir véritable.

Vous l'avez sans doute déjà vu vous-même. Un portefeuille, un sac, une paire de chaussures que l'on chérissait, se défaisant peu à peu : c'est le destin du cuir synthétique. Ce n'est pas une raison pour rejeter cette matière en bloc. Elle est facile à obtenir et facile à travailler, et pour celles qui avaient presque renoncé aux jolies chaussures et aux belles choses — nous compris —, elle est véritablement utile.

Nous préférerions pourtant que ce que vous avez accueilli chez vous et entretenu ne perde pas sa texture d'origine pour avoir réagi à l'humidité de l'air, ou s'être altéré sous la lumière ultraviolette. Nous avons donc consulté un artisan qui applique depuis longtemps des revêtements aux sacs et aux portefeuilles de celles et ceux que nous servons, et il nous a dit qu'il existe une excellente matière résistant à la fois à l'humidité et aux ultraviolets.

Nous nous abstiendrons d'en décrire la composition précise ou la méthode d'application. Dans ce secteur, déposer un brevet rend les détails publics, et le risque est réel que d'autres s'en inspirent pour développer ; ces choses-là sont donc délibérément laissées sous silence. Quant aux références : les sièges et les tapis de la marque automobile la plus prestigieuse du Japon, les places de première classe d'un certain chemin de fer, et les attractions d'un parc à thème bien connu. Nous pensons que vous devinez.

Kutsukazari Inc. a adopté le revêtement de cet artisan et l'applique aux rubans comme à quantité d'autres matières. Il repousse l'eau, mais surtout il repousse la poussière et la boue, de sorte qu'un léger coup de brosse ou une petite tape remet la pièce en état — autant dire qu'elle ne se salit guère. Il tient à l'écart l'humidité de l'air et la lumière ultraviolette venue du ciel, et conserve les couleurs vives. L'effet dure trois ans au minimum. Nous en espérons cinq, et dix.

La raison en est simple : nous ne voulons pas que vous renonciez aux jolies chaussures dans quelques années.

Ce n'est peut-être pas un point que vous remarquerez au moment de recevoir un kutsukazari et de l'accueillir chez vous. Mais après l'avoir porté longtemps, votre impression sera, croyons-nous, différente. Nous voulons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que ce que nous livrons ne soit pas seulement acheté, mais aimé pendant des années.

Vous sauriez
sûrement en fabriquer
un vous-même.

Nous apprenons encore et respectons celles qui fabriquent les leurs.

La structure d'un kutsukazari est très simple. C'est cette simplicité, croyons-nous, qui lui permet d'être doux pour vos chaussures et doux pour votre corps. Nous n'avons jamais été designers, créateurs ni artistes ; nous prototypons en apprenant à mesure. Nous faisons de notre mieux pour réaliser quelque chose qui vous plaise, mais s'il se trouve que vous travaillez vous-même la chaussure ou l'ornement, par métier ou par loisir, notre travail pourra vous paraître en deçà du vôtre.

Dans la mode et les accessoires, comme dans tout domaine créatif et tout métier, il y a comparaison et il y a concurrence. Elles ont contribué à la croissance et à la maturité de la culture, et nous ont enrichis matériellement autant qu'en esprit.

En même temps, la fierté que l'on tire de créer peut aller trop loin et conduire à dénigrer le travail et les réussites d'autrui : s'élever soi-même, ou élever quelqu'un que l'on admire, en rabaissant un autre. À qui serait porté à cela, nous voudrions dire : ce n'est pas nécessaire. Vous êtes déjà accomplie, et admirable telle que vous êtes.

Kutsukazari Inc. espère réaliser un rêve auquel on avait renoncé, par l'idée d'ajouter de l'ornement, après coup, à des chaussures confortables. Nous voulons que ce soit simple, abordable et commode. Nous ne faisons que commencer, et notre travail est peut-être encore malhabile. Certaines se diront qu'elles feraient mieux elles-mêmes, et elles auront sans doute raison.

Le mot kutsukazari, « ornement de chaussure », existe depuis longtemps en japonais et figure dans la classification du registre des marques de l'Office japonais des brevets. Cherchez-le sur Google, pourtant, et vous trouverez peu de produits vendus sous ce nom, et aucune entreprise ni boutique qui s'y consacre.

Notre but est d'abord de répandre les kutsukazari et de réaliser quelque chose qui satisfasse le plus grand nombre.

(Une petite requête. Si vous souhaitez nous proposer de faire de votre propre travail un kutsukazari, nous vous prions de ne pas joindre d'emblée croquis ni échantillons de votre idée. C'est simplement une précaution contre les soupçons de vol d'idée ou de plagiat qui surgissent si souvent dans les domaines créatifs.)

La chaussure est
depuis longtemps
mal comprise.

Nous voulons que vous sachiez qu'une chaussure doit épouser le pied.

Chaussures et vêtements sont connus les uns comme les autres comme des choses que l'on porte, mais leur fonction et leur rôle sont entièrement différents. L'idéal serait que les deux soient beaux et confortables ; pourtant, à une chaussure, qui touche le sol en supportant tout le poids d'une personne, et à un vêtement, qui tombe doucement sous l'effet de la pesanteur, on demande des résultats différents et l'on confie des tâches différentes. Si l'on veut, une chaussure se rapproche davantage de ce que les sous-vêtements représentent pour une femme. Non pas de l'aisance, mais de l'ajustement.

Une chaussure soutient le poids de celle qui la porte par chacune des pièces qui la composent. Ce que cela suppose, ce n'est pas de l'aisance, mais de l'ajustement. Beaucoup souffrent d'hallux valgus ou d'ampoules, et il semble que plus la douleur est vive, plus l'on tend à choisir une taille avec de la marge.

Peu s'aperçoivent que cela produit l'effet inverse.

Portée à la taille qui convient vraiment — ce qui signifie généralement un ajustement à la limite du serré —, la douleur peut disparaître comme si elle n'avait jamais existé. Nous avons assisté maintes fois à ce moment, et il est émouvant à voir.

Lorsqu'une chaussure est trop large pour le pied, les orteils ne sont plus maintenus. Le pied glisse vers l'arrière à chaque pas, puis vers l'avant à la pose, encore et encore. Selon la forme du pied, la pression se reporte sur les orteils et les articulations, causant des douleurs et, au pire, des blessures.

Il y a de l'intention et du soin dans la forme d'une chaussure, dans ses matières, dans la façon dont elle est cousue. Ce n'est qu'en laissant tout cela jouer son rôle que l'on obtient un vrai confort à la marche.

Mais il y a autant de formes de pied que de personnes, et autant de formes de chaussure que de chaussures. Une longueur de 23,5 cm, une largeur C, E ou EEE : même lorsque les mesures concordent, le chaussant peut ne pas suivre. Deux chaussures faites dans la même taille peuvent se porter légèrement différemment. Choisir des chaussures est une affaire délicate et, pour cette raison même, à ne pas prendre à la légère. La vente en ligne est commode, mais tâchez, s'il vous plaît, de ménager une occasion de les essayer.

(Et si vous mesurez vos pieds en vue d'un achat en ligne, ne les mesurez surtout pas vous-même : demandez à un proche de le faire. Plusieurs niveaux d'erreur peuvent sinon se glisser.)

Être aimés du plus
grand nombre. Mais
nous pouvons nous en passer.

Nous acceptons les retours, car le chaussant est chose délicate.

Nous voulons apporter tout le soin possible, et prototyper aussi loin que nous le pourrons, pour que le plus grand nombre puisse profiter des kutsukazari. Il est également vrai qu'aucune chaussure et aucun vêtement au monde ne plaisent à tous.

Selon les chaussures auxquelles ils s'associent, et selon le caractère particulier de votre corps et de vos pieds, il se peut qu'à l'usage ils ne vous conviennent pas, ou ne soient pas ce que vous imaginiez. Comme nous le disions plus haut, les kutsukazari sont plus délicats en taille et en équilibre que la plupart des articles, et nous tenons ce problème pour inévitable.

C'est pourquoi nous acceptons les retours et les échanges. Abstraction faite de l'usure du mechanical fastener, et pour autant que la pièce elle-même ne soit ni tachée ni abîmée, nous accepterons un échange ou un retour dans les trois semaines suivant la livraison. Un kutsukazari qui nous revient est accueilli comme on accueille un retour au foyer, puis renvoyé à quelqu'un d'autre. (Pour l'heure, les accessoires autres que les kutsukazari ne sont pas concernés. Nous vous remercions de votre compréhension.)

Il est présomptueux de notre part de le demander, mais nous devons solliciter une participation aux frais de port et de gestion : 1 000 yens pour un retour et 2 000 yens pour un échange. Ces montants sont susceptibles d'évoluer.